Passer d’une Idée à un Business

ÉPISODE 1 – d’une idée à un business

Et si ton idée n’était pas si mauvaise ?

On a tous des idées. Des idées un peu folles. Des idées qu’on garde pour “plus tard”. Des idées qui reviennent chaque année, et qu’on finit par enterrer faute de timing, de budget, ou simplement de cadre.

Mais si le problème, ce n’était pas l’idée ? Et si c’était simplement le contexte dans lequel on essaie de la faire exister ? C’est exactement ce que j’ai vécu.

De la passion à une idée

Je suis passionnée de cuisine depuis toujours, et je pâtisse depuis l’âge de dix ans. Certains disent que ça vient de mon arrière-grand-père, pâtissier. Moi, je pense que ça vient de ma curiosité : j’aime savoir ce que je mange, comment c’est fait, et pourquoi ça fonctionne. La pâtisserie a quelque chose de magique. Avec cinq ingrédients, tu peux créer des dizaines de choses différentes.

À 15 ans, je savais déjà faire tous les classiques. Et, forcément, l’idée d’en faire ma vie m’a traversé l’esprit. Mon rêve de toujours ? Ouvrir un coffee shop. Un lieu à moi, avec les produits que j’aime, dans une ambiance douce, chaleureuse, presque familière.

Mais à l’époque, je suis en France. Je me dirige vers une carrière business. Et un coffee shop à Paris, sans formation, sans budget, sans réseau ? Ça ressemble plus à un fantasme qu’à un vrai projet.

Alors j’ai laissé l’idée de côté.

Mais elle est restée là, en arrière-plan.

Nouveau décor, nouveau regard

Il y a six mois, j’ai quitté la France. Direction le Brésil, sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Je découvre un pays lumineux, vibrant, chaleureux. Les gens sont ouverts, heureux de vivre. La nature est partout. Et la culture est bien plus riche que je ne l’imaginais.

Mais très vite, un détail me frappe : la nourriture. Les produits ultra-transformés sont omniprésents. Les étiquettes sont interminables. Le petit “T” de transgénique devient une norme.

Alors, instinctivement, je me remets à faire mon propre pain. Un vrai pain tradition. Simple. Digeste. Satisfaisant. D’abord pour moi. Puis pour mes proches. Puis pour mes voisins.

Et là, je découvre quelque chose : les gens adorent. Ils ne sont pas français. Parfois, ils n’ont jamais voyagé. Et pourtant, ils voient la différence. Ils voient la valeur.

Et l’idée se transforme en business

C’est à ce moment-là que j’ai compris : mon idée de coffee shop n’était pas mauvaise. Elle était juste mal placée. En France, elle était banale.

Ici, elle devient unique. Différenciante. Désirable.

Parce qu’ici, ce savoir-faire n’est pas acquis. Parce qu’ici, il y a une vraie demande, et peu d’offre. Et cette idée floue que j’avais mise de côté, se transforme naturellement en projet concret.

Alors comment savoir si ton idée peut devenir un business ?

Tu n’as pas besoin d’un business plan de 30 pages pour commencer. Mais tu peux te poser trois vraies questions :

1. Est-ce que quelqu’un d’autre voit de la valeur dans ton idée ?

Pas toi. Pas tes amis qui t’aiment bien. Mais un “inconnu” prêt à l’acheter ou à l’utiliser.

2. Est-ce que tu peux la tester simplement ?

Une version minimale. Une commande. Un retour. Un échange. Juste pour voir.

3. Est-ce que cette idée devient plus pertinente dans un autre contexte ?

Un autre lieu, un autre public, un autre format ? Ce simple déplacement peut tout changer.

Ce n’est pas toujours l’idée qu’il faut changer. C’est parfois juste le cadre

Aujourd’hui, j’ai lancé À la maison, une micro-activité de produits artisanaux naturels ici au Brésil. Pas parce que j’ai suivi un plan. Mais parce que j’ai écouté ce que la vie me montrait.

Et parce que j’ai accepté que cette vieille idée… avait peut-être enfin trouvé son moment.

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